Vaucrechot

Petite vallée (vau) avec endroit de pâture. Il est le « nom donné à une mangeoire collective à laquelle on accédait par un chemin pastoral : « la Montée aux Boeufs ». On sait par un acte de 1565 que ce site était enclos, probablement fortifié vers la fin du Moyen-Age ».

Un moulin à vent y fonctionnait vers 1750.

Une tuilerie y est implantée en 1834. En effet, les terrains des plateaux, là où les argiles plus compactes, sont difficilement cultivables, on a établi des tuileries importantes comme à la Renarderie, à Corvisard, aux Bauquins, à la Tuilerie Bourbon, à la Borde à la Gousse, à Pimançon, à Vaucrechot. Les marchandises qui y sont fabriquées et qui étaient autrefois connues sous le nom de tuiles et briques de Bourgogne étaient fort recherchées par les entreprises de Paris.

En 1834, Jean-Charles SIMONET, percepteur de Dixmont, sollicite du préfet l’autorisation d’y établir une tuilerie. Elle occupera une importante superficie de terre d’où l’argile sera extraite. Elle sera équipée d’un seul four. Neuf voituriers se sont partagés les livraisons de briques au port de Villeneuve sur Yonne à destination des clients parisiens.

En 1836, 24 habitants y sont recensés.

Sur de nombreux bâtiments dixmontois, mairie, école, salle des fêtes (ancienne école des filles), on retrouve le marquage des briques SS [SIMONET-SOUTIN (patronyme de son épouse)].

Simonet était le beau-frère du maire Soutin…

Il décède en 1865. Sa veuve liquide une partie du patrimoine dont la tuilerie, vendue en 1867 à Eugène Nicolas BOULANGER, alors marié à Félicité-Rosalie MAUCROUX. La marque de fabrique sera alors un MB (MAUCROUX-BOULANGER) de 1867 à 1884. La tuilerie sera démolie vers 1884.

Dans ce hameau existait une place communale, un puits couvert situé entre la mare et l’arbre de la Liberté.

Les recherches de lignite faites dans les environs de « la Mine » ont permis d’en retrouver présence dans plusieurs localités voisines, notamment à Vaucrechot et dans le bois de la Renarderie.

Les enfants de ces hameaux fréquentaient l’école de la Borde à la Gousse.

Sources :
Abbé PISSIER (études historiques sur Dixmont)
Georges RIBEIL (initiatives Dixmontoises)
Alain NOËL (Les lieux-dits)
Archives municipales