Grange Bertin

Le premier appellatif « grange » témoigne d’un lieu agricole bien fixé ; le second, du nom des personnages qui ont vécu dans les exploitations vers l’an 1000 (défrichage).

En 1856, ce hameau est essentiellement agricole : 2 rentiers, 9 cultivateurs, 1 manouvrier, 1 berger, 1 instituteur libre.

Il compte 68 habitants en 1861.

En novembre 1935, le conseil municipal envisage l’installation d’un poste d’abonnement public de téléphone dans les hameaux.

En 1937, relance du projet d’installation de poste d’abonnement téléphonique.

Le 23 juillet 1939, Monsieur le Directeur des PTT spécifie notamment que le service du téléphone public qui pourrait éventuellement être installé, devrait être assuré de jour et de nuit. Dans ces conditions, les conseillers intéressés déclarent que personne ne veut se charger d’assurer ce service. En conséquence, ce projet est abandonné.

En mai 1948, ce projet est à nouveau abordé pour les hameaux des Brûleries, la Grande Hâte et Grange Bertin.

En mai 1948, il est procédé à la réfection du toit du puits, en très mauvais état.

En 1951, les sapeurs-pompiers remisent une pompe à bras chez M. THORELLE pour première intervention en attendant l’arrivée du corps (des sapeurs-pompiers).

En 1953, un mur de soutènement de la mare de 15 mètres de long est construit en bordure de route. Cette mare a été vendue.

Dans ce hameau subsiste le bâtiment « atelier du maréchal ferrant ». Ce forgeron était installé à la Tuilerie, d’où chaque semaine, empruntant le chemin du Bois Hérisson qui descend à la Grande Vallée, passant par Vaulevrier pour finalement s’arrêter à son atelier y effectuer des travaux de forge, plus particulièrement le ferrage des chevaux.

Le téléphone arrivera finalement en février 1955, non plus à Grange Bertin mais à Vaucrechot.

Sources :
Abbé PISSIER (études historiques sur Dixmont)
Georges RIBEIL (initiatives Dixmontoises)
Alain NOËL (Les lieux-dits)
Archives municipales